Visite du Laboratoire Génétique NANTES ATLANTIQUE (LGNA)
Ce 28 Mars 2007, entre les deux bras de la Loire, la prairie au Duc n’est plus qu’un souvenir : par un chemin sablonneux, malaisé, approximatif nous recherchons le Laboratoire Génétique Nantes Atlantique au coeur de la future cité des biotechnologies de l’Ile de Nantes.
1500 m2 ! quand même on ne devrait pas le louper !
Heureusement les Bretons nous retrouvent et nous guident.
11 H 45 Dans un immeuble inachevé, un ascenseur encore empaqueté dans son emballage d’origine mais avec de bien jolis boutons nous monte au troisième étage. Nous enjambons un poseur de plinthe et nous entrons au Laboratoire :
L’accueil est spacieux, les jeunes femmes souriantes ; nous nous retrouvons à sept, membres de la FFAMH, dans le bureau sobre parce que en devenir du PDG le Professeur Jean Paul MOISAN.
Le rôle du laboratoire Génétique Nantes Atlantique est l’analyse génomique des maladies génétiques humaines, mais aussi la recherche de la preuve par comparaison d’ADN en criminologie.
La visite commence :
La première pièce, fermée à double tour, renferme les scellés : de petits sacs de jute, clos par un cachet de cire dûment « tamponné » mais aussi quelques objets hétéroclites, un tabouret, des armes, une rame de bateau, autant de pièces à conviction en attente ou en cours d’analyse génétique.
On recueille sur une scène de crime des « traces » appartenant ou à la victime, ou au suspect; il est indispensable que ces deux filières restent séparées c’est pourquoi les éléments envoyés par les enquêteurs suivent au sein même du laboratoire, dès la réception, un chemin complètement séparé. Chacune des pièces de préparation est dédiée et isolée minutieusement. L’une d’elle est réservée à l’étude de l’ADN mitochondriale (en hommage à la mère sans doute) ?!
Le laboratoire a la particularité d’étudier simultanément les traces ADN et les empreintes recueillies sur place ; cette concomitance permet des recoupements immédiats et affine la conclusion de l’expert.
Au cours de la visite nous prenons conscience du pou... Voir polluant de dissémination de notre propre ADN alentour.
Les pièces réservées à la préparation, l’extraction, le séquençage de l’ADN sont encore mieux protégées. Nous sommes surpris de découvrir des robots d’allure aussi modeste maintenant que nous connaissons leurs performances.
Jean Paul MOISAN nous donne patiemment des explications techniques, nous permettant même d’imaginer l’hélice d’ADN en couleur !
Les courbes obtenues des analyses ADN sont probantes et l’épais cahier du compte rendu de l’expert « maison » destiné à la justice nous confirme le sérieux, la traçabilité, la complète fiabilité de la méthode.
Le Laboratoire de Génétique Humaine, à partir d’un simple échantillon de salive, précise le diagnostic des maladies génétiques : l’hémochromatose bien sûr, avec la recherche de C282Y +/+ mais aussi la mucoviscidose, la thrombophilie, l’infertilité masculine, la drépanocytose etc
Plusieurs diagnostics de maladies ophtalmologiques génétiques majeures sont maintenant pratiquées : glaucome ou rétinites pigmentaires.
Notre visite se termine au restaurant du coin, en terrasse
Nous les porteurs de maladie génétique repartons confortés par la concrétisation de notre propre message héréditaire avec comme l’impression d’être mieux compris .
Les ancêtres de l'identification des criminels, Edmond Locard, Archibald Reiss, Alphonce Bertillon, eux, doivent en baver de jalousie .